La Danse des renards

20261 h 32 min
Résumé

Dans un internat sportif, Camille, un jeune boxeur virtuose, est sauvé in extremis d’un accident mortel par son meilleur ami Matteo. Alors que les médecins le pensent guéri, une douleur inexpliquée l’envahit peu à peu, jusqu’à remettre en question ses rêves de grandeur.

Métadonnées
Titre La Danse des renards
Titre original La Danse des renards
Réalisateur Valery Carnoy
Durée 1 h 32 min
Date de sortie 18 mars 2026
Pays  Belgique France
Budget 0
Recettes 0
Site officiel
Détails
Média
Statut Disponible
Note Bon
Images
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Avis CinéSam (film vu le : 02/04/2026)

Je suis ressorti de La danse des renards avec le sentiment de satisfaction d’avoir vu un premier film belge très prometteur de Valéry Carnoy : un récit de boxe qui m’a touché moins par l’idée du sport violent que par ce qu’il raconte du dépassement de soi, de la douleur, et de la façon d’évacuer une colère intérieure sans la glorifier. Le film, présenté à Cannes 2025 dans la Quinzaine des cinéastes, suit Camille, jeune boxeur interprété par Samuel Kircher, entouré de Faycal Anaflous, Jef Cuppens et Yoann Blanc entre autres, dans un internat sportif où l’amitié entre jeunes hommes, la sensibilité masculine et la fragilité des corps prennent une vraie place.

J’ai aussi aimé la manière dont le film travaille ses motifs, entre les renards comme animaux et ces adolescents un peu sauvages, entre groupe et isolement, entre camaraderie et tension. Même sans avoir vu les Rocky (avec S. Stallone), je pense qu’il peut y avoir un parallèle avec l’idée du combat sportif comme moyen de se dépasser malgré la douleur, mais ici la mise en scène me semble plus intériorisée, plus attentive aux regards et aux blessures qu’aux effets de punch. J’ai trouvé les jeunes acteurs excellents, avec une interprétation de Camille toute en nuances, et une direction d’acteurs qui laisse exister les silences et les hésitations de façon remarquable.

Visuellement, le film m’a paru travaillé sans chercher la fulgurance : fondus au noir pour les transitions, cadrages resserrés en alternance avec des plans rapprochés et plans larges, scènes de groupe ou moments plus solitaires, avec une forme qui soutient bien l’état des personnages. J’ai aussi noté qu’il s’agit d’un film à la diffusion encore limitée, sorti en salle le 18 mars 2026, ce qui explique sans doute les peu nombreuses séances malgré l’écho de Cannes ; sa présence dans une petite salle renforce d’ailleurs son côté intimiste. Et même si je n’ai pas d’attachement particulier à l’univers de la boxe, le film m’a convaincu par sa manière de parler de tension, d’amitié et de masculinité sans jamais appuyer lourdement son propos.

Vu qu’il est question d’animaux dans le film et qu’on les voit dans différents états, je m’attendais à une mention spécifique au générique « aucun animal n’a été maltraité », mais je ne l’ai pas vue même en lisant le générique jusqu’au bout. Cela n’enlève rien à mon impression générale : La danse des renards annonce un cinéaste à suivre, avec une sensibilité déjà sûre et une vraie finesse dans le traitement de l’adolescence. Mon ressenti reste donc très positif. 🙂🥊🦊

Sources : AlloCiné ; Quinzaine des cinéastes ; IMDb ; Les Grignoux

Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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