Résumé
Juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s'échappe vers Londres pour sauver ce qu'il reste d'un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n'a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n'est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l'ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l'Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.
Avis CinéSam (film vu le : 11/07/2026)
En sortant de La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom, ce deuxième volet de la fresque historique du blockbuster français de cet été 2026, je me suis vraiment dit : bon spectacle, bon film 😄. Je sens que le projet assume totalement son ambition de fresque historique, et je me suis laissé emporter par cette vision romanesque de De Gaulle et de la France en guerre. Toujours réalisé par Antonin Baudry, le film prolonge la fresque en se concentrant sur les années 1943-1944 et la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce qui renforce le sentiment de suivre un récit au long cours.
La projection dure environ 2h37, et je ne vais pas nier que passer ce temps dans une salle climatisée fait du bien en plein été, surtout quand le film reste accrocheur du début à la fin 😌. J’ai ressenti une vraie tension, portée par une narration bien expliquée, qui prend le temps de clarifier les enjeux politiques et militaires sans assommer de jargon. La mise en scène, très classique mais efficace, m’a donné l’impression d’assister à une grande fresque où chaque déplacement de personnages, chaque discours et chaque couloir londonien participe à tendre le fil dramatique.
Avec Simon Abkarian en De Gaulle, entouré notamment de Niels Schneider, Anamaria Vartolomei et Thierry Lhermitte, je trouve que les acteurs offrent de solides performances et donnent du relief à ce récit très écrit. Même si le ton reste sérieux, il y a de l’humour dans certaines scènes, des petites saillies ironiques, des échanges de regards ou des répliques plus légères qui désamorcent la gravité sans casser la tension générale 😉. Cette combinaison entre intensité dramatique et touches d’humour m’a aidé à rester pris dans le film malgré la durée.
Je suis resté pourtant frustré par un point : il n’y a toujours pas d’explication sur le choix de la Croix de Lorraine comme symbole gaulliste, alors que le symbole apparaît, circule en arrière-plan de certains plans, mais le film se contente de le faire vibrer comme une icône sans vraiment prendre le temps de l’expliquer à celles et ceux qui ne maîtrisent pas déjà son histoire. Après vérification, ce choix viendrait de l’origine de l’Amiral Muselier, d’origine lorraine, qui aurait proposé ce symbole de résistance à De Gaulle.
Le titre J’écris ton nom renvoie explicitement au poème « Liberté » de Paul Éluard, récité à un moment dans le film.
Un autre détail m’a un peu agacé : le tabac souvent présent : des cigarettes par-ci, une pipe par-là… Même si fumer était très courant à l’époque, cela n’a jamais d’utilité pour l’intrigue, j’ai parfois eu l’impression que chaque scène devait avoir sa cigarette, sa pipe ou son nuage de fumée pour faire “vintage” 😕. Je comprends que, dans une reconstitution de la Seconde Guerre mondiale, le tabac fasse partie du décor, mais ici, la répétition devient presque ostentatoire, alors que rien dans l’intrigue n’exige vraiment cette omniprésence.
En revanche, les images d’archives intégrées ponctuellement m’ont donné le sentiment que le film voulait réellement dialoguer avec l’Histoire, pas seulement la reconstituer. Ce mélange entre mise en scène stylisée et fragments documentaires renforce le côté fresque historique et donne de la texture à ce récit déjà très dense. Je trouve que cela participe à ce côté très chauvin pour la bonne cause : le film magnifie clairement De Gaulle et “une certaine idée de la France”, mais il le fait en assumant son point de vue, sans se cacher derrière une fausse neutralité.
Le scénario, adapté du livre De Gaulle : une certaine idée de la France de l’historien Julian Jackson, accentue encore cette dimension chauvine, en célébrant la résistance, la liberté et la reconstruction d’un pays qui refuse de disparaître. Je me suis parfois senti pris dans un grand récit national qui ne laisse guère de place au doute, mais comme ce chauvinisme est clairement annoncé et qu’il sert un propos de résistance plutôt qu’un triomphalisme creux, je l’ai accepté comme partie intégrante de ce grand spectacle, ce que je venais chercher 😇. Au final, entre la tension, la mise en scène maîtrisée, la narration et les solides performances des acteurs, je suis ressorti avec le sentiment d’avoir vu un bon film de guerre et de politique, spectaculaire sans être vide, et suffisamment habité pour mériter sa place de blockbuster français de cet été 2026.
Sources :
Pathé Films – fiche film
Wikipedia – La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom
Wikipedia – Croix de Lorraine symbole de la Résistance de la France Libre
Grignoux – présentation du film
Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.
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