Alien, la résurrection

Il est déjà trop tard.

19971 h 49 min
Résumé

Deux cents ans après le suicide de l’officier Ellen Ripley, une équipe de généticiens clone la jeune femme afin de récupérer l’alien vivant en elle, qui n’est autre qu’une reine. À leur grande surprise, le clone de Ripley a hérité de certaines caractéristiques génétiques de l’alien et ce dernier possède en partie la mémoire de Ripley. Afin d’étudier cette fascinante espèce et de lui permettre de se reproduire, les scientifiques font appel à des pirates de l’espace qui leur fournissent des « cobayes humains » pour héberger les embryons d’alien. Les généticiens arriveront‐ils à apprivoiser ces « bébés » ?

Métadonnées
Titre Alien, la résurrection
Titre original Alien Resurrection
Réalisateur Jean-Pierre Jeunet
Durée 1 h 49 min
Date de sortie 12 novembre 1997
Pays  États-Unis
Budget $70 000 000
Recettes $162 000 000
Site officiel
Détails
Média
Statut Disponible
Note Très bon
Images
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Acteurs
Avec : Sigourney Weaver, Winona Ryder, Dominique Pinon, Ron Perlman, Gary Dourdan, Michael Wincott, Kim Flowers, Dan Hedaya, J.E. Freeman, Brad Dourif, Raymond Cruz, Leland Orser, Carolyn Campbell, Marlene Bush, David St. James, Rodney Mitchell, Robert Faltisco, David Rowe, Garrett House, Rod Damer, Mark Mansfield, Daniel Raymont, Cris D'Annunzio, Steven Gilborn, Robert Bastens, Rico Bueno, Alex Lorre, Ronald Ramessar, Nicole Fellows, Tom Woodruff Jr., Joan La Barbara, Archie Hahn, Eddie Yansick, Nito Larioza, David Prior, Nicholas Talone, Brad Martin, Alec Gillis

Avis CinéSam (film vu le : 08/02/2026)

Je dois avouer que pour moi, « Alien : la résurrection » est l’exemple parfait de rencontre réussie entre un univers de franchise ultra balisé et la patte singulière d’un auteur comme Jean-Pierre Jeunet 😍. Son esthétique organique, poisseuse, presque baroque, se marie étonnamment bien avec le mythe Alien, au point que j’ai souvent eu l’impression de voir une variation mutante de « La Cité des enfants perdus » perdue dans l’espace, surtout avec ces couloirs métalliques suintants, ces machineries massives et ces vaisseaux spatiaux à la fois industriels et presque « vivants » 🤖. J’ai été happé par cette ambiance très particulière, entre laboratoire militaire déshumanisé et cauchemar biologique, où la fusion ADN de Ripley et de la reine xéno donne au film une identité visuelle et sensorielle à part, avec des plans esthétiques vraiment travaillés, parfois presque hypnotiques 😶‍🌫️.

Le scénario m’a paru vraiment intéressant, justement parce qu’il ose décaler la saga deux cents ans après la mort de Ripley, pour en faire un clone hybride qui n’est plus vraiment humaine, plus vraiment alien, mais quelque chose d’autre, d’inquiétant et de fascinant à la fois 👁️. Cette idée de scientifiques de l’armée jouant aux démiurges sur le vaisseau USM Auriga, avant de perdre le contrôle de leurs créatures, donne un cadre cohérent à toutes les dérives visuelles et aux expérimentations glauques qu’on voit sur écran, notamment avec les clones ratés et les salles d’incubation qui m’ont mis franchement mal à l’aise 🤢. J’aime beaucoup la manière dont le récit se transforme progressivement en course contre la montre pour empêcher l’Auriga de ramener les Aliens sur Terre, tout en laissant une fin très ouverte, pleine de possibilités sombres pour l’avenir de cet univers, que ce soit dans la version qui s’arrête dans l’espace ou dans le montage long qui laisse entrevoir une Terre dévastée 🌍.

Ce qui m’a beaucoup amusé, ce sont les petites trouvailles SF disséminées partout, qui donnent au film ce parfum de bande dessinée européenne déviante : l’haleine utilisée pour ouvrir certaines portes, le whisky en cube, tous ces petits gadgets absurdes mais cohérents avec l’univers de Jeunet 🍻. Ce même sens du détail se retrouve dans la voix robotique du vaisseau, cette IA baptisée Father (ce qui nous fait bien sûr penser à Mother dans « Alien, le 8eme passager« ) qui commente et gère les protocoles, ajoutant une couche de froideur mécanique qui contraste ironiquement avec la chair, le sang et les fluides qui dégoulinent partout ailleurs sur l’Auriga 🧠. En parallèle, je n’ai pas pu m’empêcher de tiquer sur la présence quasi systématique du tabac, que ce soit dans l’attitude de certains personnages ou dans l’ambiance, car dans un vaisseau spatial militaire ultra sécurisé, cette omniprésence des clopes paraît quand même bien peu logique… mais ça contribue aussi à ce côté crade, rétro-futuriste, presque années 70/80 revisitées, qui fait partie du charme grinçant du film 🚬.

Le casting, au-delà de Sigourney Weaver, m’a vraiment plu et participe beaucoup à mon affection pour cet épisode 💚. Voir Ron Perlman débarquer en mercenaire bourrin et sarcastique, Winona Ryder en androïde au regard fragile mais déterminé, et Dominique Pinon en mécanicien en fauteuil roulant, c’est un vrai petit festival de « tronches » à la Jeunet, où chaque silhouette semble avoir sa propre histoire gravée sur le visage 🤠. J’ai été particulièrement sensible à la représentation de Pinon en fauteuil roulant, tant c’est encore rare au cinéma de SF de montrer un personnage handicapé intégré à l’équipe d’action sans en faire un gimmick, simplement comme une composante naturelle du groupe, ce qui donne une dimension plus humaine et plus inclusive au film 🦽. En plus, la dynamique de ce petit équipage de contrebandiers apporte un ton parfois légèrement humoristique, avec quelques scènes plus légères qui décompressent la tension sans pour autant faire basculer le film dans la parodie, même si certaines blagues de Johner flirtent parfois avec le mauvais goût 😏.

Visuellement, je trouve que « Alien : la résurrection » n’a pas trop vieilli, surtout du côté des effets spéciaux et de la mise en scène 💥. Les effets pratiques et numériques se mélangent plutôt bien, en particulier dans les plans où les Aliens circulent dans les couloirs ou s’extirpent de l’ombre, et je reste bluffé par la fameuse scène sous-marine, avec les xénomorphes qui nagent à une vitesse monstrueuse, traquant les survivants dans un décor noyé qui renforce le côté cauchemardesque de la situation 🌊. Les jolis plans esthétiques dont je parlais plus tôt, souvent au ras du sol ou construits sur des jeux de lumière et de reflets, donnent à chaque espace – cuisine immergée, soute, laboratoires, hangars – une identité propre, presque comme des tableaux vivants, amplifiée par la manière dont la caméra glisse et s’attarde sur les textures, les tuyaux, les portes, les mécanismes des vaisseaux 🚪.

Je mentirais si je disais que tout passe sans heurts, car le film comprend bien entendu aussi quelques scènes clairement « dégueu », où l’organique devient franchement répugnant, notamment autour des expérimentations sur les clones de Ripley et de la créature « nouveau-né » qui naît de la reine modifiée 🤮. Ce côté viscéral, presque dérangeant, m’a parfois mis mal à l’aise, mais c’est aussi là que Jeunet impose sa vision : l’horreur y est autant émotionnelle que graphique, avec cette Ripley 8 coincée entre deux espèces, qui regarde ses anciennes versions déformées comme autant de reflets monstrueux d’elle-même 🧬. Au final, entre l’humour noir, quelques touches comiques, les passages vraiment gore et l’ambiance sensorielle très marquée, le film développe un ton hybride qui peut désarçonner, mais que j’ai trouvé profondément cohérent avec l’idée d’un univers en pleine mutation, à l’image de son héroïne 🙃.

Même si tout ne tient pas toujours debout sur le plan de la logique ou de la pure SF (le tabac dans le vaisseau, certains comportements militaires discutables, des décisions scénaristiques parfois tirées par les cheveux), j’ai vraiment bien apprécié cet épisode, justement parce qu’il ose sortir des rails et proposer une expérience singulière dans une saga pourtant très codifiée ⭐. La combinaison de cette esthétique organique, du casting atypique, des trouvailles SF et de cette ambiance très particulière, presque malade, fait que je le revois avec un plaisir coupable assumé, en acceptant ses excès et ses bizarreries comme autant de symptômes d’un film qui préfère exister avec personnalité plutôt que de se fondre dans le moule 💫.

Sources :
IMDB – Alien: Resurrection (fiche, casting, résumé) : IMDB
Wikipedia – Alien Resurrection (contexte, intrigue, production) : Wikipedia
AlloCiné – Alien, la résurrection (critiques, réception) : AlloCiné
SensCritique – Critique « Alien, la résurrection » : SensCritique
SF Story – Dossier sur Alien, Resurrection : SF Story
The ASC – Article sur la photographie du film : The ASC
YouTube – Extrait scène sous-marine : YouTube

Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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