Résumé
Julian Sklar, ancienne figure majeure du pop art londonien devenu misanthrope n’a plus rien peint depuis des décennies. Ses enfants, avides d’héritage, engagent Lori, restauratrice et ex-faussaire, pour se faire passer pour son assistante. Sa mission : finir en secret une série de huit toiles inachevées, les « Christophers », et en tirer une fortune.
Avis CinéSam (film vu le : 04/09/2026)
J’ai failli ne pas voir The Christophers au cinéma, mais j’ai finalement réussi à trouver un moment dans mon agenda qui correspondait à l’horaire des rares séances restantes. Et je ne le regrette pas : c’est du pur Steven Soderbergh, avec cette manière très libre de mélanger humour, tendresse, réflexion sur le marché de l’art et observation des rapports de pouvoir 🎬
J’y suis surtout allé pour le casting, et la performance de Sir Ian McKellen (87 ans!) est un délice. Sa diction et son langage châtié donnent à chacune de ses répliques une saveur particulière. À voir en VO absolument, d’autant que ma séance proposait les sous-titres néerlandais au-dessus et les sous-titres français en dessous : une configuration un peu inhabituelle (d’habitude le texte français est au-dessus, et le néerlandais en dessous…), mais qui permettait de profiter pleinement des dialogues. Face à lui, la comédienne Michaela Coel (vue dans Black Panther:Walkanda Forever ou dans la série Black Mirror, entre autres), fonctionne très bien, avec un regard tellement magnétique ! Le duo de personnages qu’ils forment est la grande force du film, notamment grâce à l’inversion progressive des dynamiques entre l’artiste vieillissant et la jeune peintre qu’il pense pouvoir dominer.
La maison d’artiste, en désordre, devient presque un personnage à part entière. J’ai trouvé l’idée des deux maisons intéressante (« other door! » que l’on entend dans la bande-annonce), mais elle me semble finalement peu exploitée, dommage. Le film préfère se concentrer sur les relations entre les personnages et sur le processus de création, plutôt que de développer complètement cet espace et tout ce qu’il pouvait représenter. James Corden et Jessica Gunning, en « vautours » avides d’héritage, apportent eux aussi une énergie efficace, même si le duo McKellen-Coel reste clairement au centre de l’attention.
J’ai apprécié la façon dont The Christophers parle de l’art sans devenir théorique. Il y est question de la valeur d’une œuvre, de ce que le marché de l’art peut faire aux artistes et de la frontière parfois trouble entre inspiration, imitation et création. Mais le film raconte aussi une histoire d’amour de l’art, avec ce que cela implique de passion, de frustration, d’ego et de transmission ✨
Le final est très satisfaisant, parce qu’il permet de comprendre plusieurs choses et de relire certains éléments du récit autrement. J’ai toutefois trouvé que la fin était un peu rapidement expédiée. Il reste donc une légère impression de précipitation au moment de conclure, mais elle ne suffit pas à effacer le plaisir du film, son humour, sa tendresse et l’excellent face-à-face entre Ian McKellen et Michaela Coel. 😌
Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.
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