Nuremberg

Le plus grand procès de l'Histoire.

20252 h 28 min
Résumé

Washington, 1945. Hitler s'est suicidé, l'Allemagne a capitulé et les Alliés détiennent 22 officiers nazis, dont Hermann Göring, plus haut gradé du Troisième Reich. Contrairement à ses collègues, qui préconisent leur exécution, Robert H. Jackson, juge à la Cour suprême des États-Unis, obtient que ceux-ci soient traduits devant une cour internationale. Un an avant l'ouverture du procès à Nuremberg, Jackson confie à un psychiatre de l'armée américaine, Douglas Kelley, le mandat d'évaluer les accusés. Secondé par son traducteur, Kelley se met à la tâche, en privilégiant le cas du Reichsmarschall Göring, un pervers narcissique, qui s'engage avec lui dans un jeu du chat et de la souris.

Métadonnées
Titre Nuremberg
Titre original Nuremberg
Réalisateur James Vanderbilt
Durée 2 h 28 min
Date de sortie 6 novembre 2025
Pays  États-Unis Hongrie
Budget $11 800 000
Recettes $37 009 109
Site officiel
Détails
Média
Statut Disponible
Note Excellent
Images
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Acteurs
Avec : Russell Crowe, Rami Malek, Michael Shannon, Leo Woodall, John Slattery, Richard E. Grant, Colin Hanks, Mark O'Brien, Lotte Verbeek, Wrenn Schmidt, Lydia Peckham, Andreas Pietschmann, Steven Pacey, Peter Jordan, Dan Cade, Paul Antony-Barber, Ralph Berkin, Wolfgang Cerny, Giuseppe Cederna, Jeremy Wheeler, Donald Sage Mackay, Dieter Riesle, Ben Miles, Fleur Bremmer, András Korcsmáros, Wayne Brett, Blake Kubena, Tom Keune, Gyula Mesterházy, Michael Sheldon, Alex Diehl, Roderick Hill, Billy Rayner

Avis CinéSam (film vu le : 04/02/2026)

Avec Nuremberg, j’ai vraiment ressenti un profond devoir de mémoire, comme si le film venait raviver, sans didactisme pesant, l’horreur et la complexité morale des procès de Nuremberg tout en les rendant étonnamment accessibles.🙂 Le fait que l’intrigue adopte l’angle intéressant avec ce psychiatre, Douglas Kelley, chargé d’évaluer la santé mentale des dignitaires nazis, m’a captivé du début à la fin, parce que cette approche intime et clinique permet de questionner la nature du mal plus que de simplement réciter l’Histoire. Le film étant clairement basé sur un livre, « The Nazi and the Psychiatrist »de Jack El-Hai, j’ai senti dans l’écriture la solidité d’un matériau documentaire riche, transposé ici en véritable duel psychologique plutôt qu’en simple reconstitution de tribunal.

Le casting 5 étoiles est à la hauteur de cette ambition, et même au‑delà. Rami Malek compose un psychiatre militaire un peu bizarre mais qui retranscrit bien le personnage. Il se fait voler la vedette par Russel Crowe, impressionnant en Hermann Göring, mélange troublant de charme, de danger et de manipulation qui aimante chaque scène où il apparaît.🔥 Autour d’eux, la galerie de seconds rôles renforce la crédibilité de l’ensemble et donne la sensation d’un véritable film choral, mais c’est ce face‑à‑face tendu entre le psy et le criminel de guerre qui donne au récit sa colonne vertébrale émotionnelle.

Les décors et costumes au top participent énormément à mon immersion : les couloirs glaciaux de la prison, les salles d’interrogatoire nues, la solennité de l’espace du tribunal, tout respire le sérieux historique et la reconstitution soignée.🎬 Les uniformes, les tenues civiles, jusqu’aux moindres accessoires, donnent la sensation d’être plongé au cœur de 1945 sans que cela ne devienne jamais un simple exercice de style. Cette rigueur visuelle renforce encore la dimension de devoir de mémoire, car le cadre réaliste rend les enjeux moraux d’autant plus tangibles et contemporains.

Parmi les personnages secondaires, Howard Triest (campé par Leo Woodall) a un rôle touchant  d’interprète, qui m’a particulièrement ému : sa présence plus discrète apporte une humanité fragile et un regard plus naïf, presque candide, sur ces monstres d’Histoire assis sur le banc des accusés.🙂 Il incarne ce témoin intermédiaire, ni héros ni bourreau, qui nous ressemble et par lequel on mesure le poids psychologique de ce qui se joue à Nuremberg. À travers lui, le film parvient à rappeler que derrière les grands événements, il y a des individus qui tentent simplement de comprendre et de survivre à ce qu’ils voient.

C’était aussi très sympathique de voir l’excellente actrice Wrenn Schmidt, découverte pour ma part dans la superbe série d’anticipation « For All Mankind ». Ici elle joue le rôle de l’épouse du juge, un rôle de soutien plutôt mineur, mais qu’elle incarne parfaitement. Je vous recommande d’ailleurs « For All Mankind », dont le générique seul me donne des frissons tant c’est prenant ! Si cela vous intéresse, 4 saisons de 10 épisodes sont sorties au moment d’écrire ces lignes.

Un élément qui m’a frappé, c’est le tabac constant chez le psy et un peu chez d’autres personnages (cigare de Goring, trope final avec Howie Triest). La cigarette devient visuellement un tic, un exutoire, un signe extérieur de tension, presque un petit rituel pour contenir l’angoisse ou masquer le malaise. Mais malgré ce symbolisme possible, j’ai trouvé que cette présence du tabac avait une petite semi utilité à la fin et qu’elle aurait franchement pu être totalement remplacée par un autre trope pour ce qu’elle représente : un tic, un grigri, une photo, une autre action que fumer auraient, à mes yeux, exprimé la même chose sans alourdir ce motif déjà très vu.🚬

En revanche, sur le plan du rythme, j’ai été agréablement surpris : malgré une durée + de 2h10, c’est un ressenti d’1h30 pour moi, tant le montage et la progression dramatique m’ont semblé fluides. Le film alterne habilement les face‑à‑face verbaux, les moments de doute intime du psychiatre et les séquences plus solennelles du procès, ce qui évite tout enlisement. J’ai eu l’impression que chaque scène ajoutait une couche à la compréhension des personnages, de leurs stratégies et de leurs fêlures, sans temps mort vraiment notable.

La citation à la fin du philosophe britannique R. G. Collingwood : « Le seul indice de ce que l’homme peut faire est ce que l’homme a fait. » m’a aussi profondément marqué, comme une synthèse glaçante de tout ce que le film raconte. Cette phrase invite à voir les procès non seulement comme un jugement du passé, mais comme un avertissement permanent pour le présent et l’avenir, et elle prolonge l’idée de devoir de mémoire bien après le générique. J’ai trouvé ce choix de conclure sur cette réflexion philosophique à la fois élégant et terriblement percutant, donnant envie de continuer à débattre longtemps après la sortie de la salle.

Intéressant, j’ai appris des détails sur le procès que je ne connaissais pas, en particulier sur le travail du psychiatre, les méthodes d’évaluation, la manière dont on questionne la responsabilité morale quand on pourrait être tenté de tout expliquer par la folie.🤯 Le film montre bien comment cette frontière entre comprendre et excuser peut devenir dangereusement poreuse, et comment la psychologie peut servir à la fois de clé d’analyse et de piège éthique. Grâce à tout cela, combiné à son angle original, son casting 5 étoiles et sa mise en scène soignée, Nuremberg m’a laissé une impression forte, à la hauteur de ma satisfaction personnelle, même si certains choix symboliques, comme ce tabac omniprésent, m’ont paru discutables.

Sources : IMDb · Wikipedia · RottenTomatoes · Time · RichardCrouse

Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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