Résumé
Doté d'une ouïe exceptionnelle, un jeune accordeur de piano voit sa vie basculer lorsque son talent attire l'attention de criminels qui l'entraînent dans une série de cambriolages de plus en plus risqués. Malgré lui, il s'enfonce dans un engrenage dangereux qui pourrait lui coûter bien plus que sa liberté.
Avis CinéSam (film vu le : 24/07/2026)
Je sors de la salle avec un mélange de fascination et de perplexité, comme si mon ouïe avait été mise à l’épreuve pendant deux heures 🎧. La bande-annonce m’avait donné envie il y a quelques semaines, et le film a tenu ses promesses… mais avec des surprises en chemin. Dès les premières minutes, on comprend pourquoi Tuner (Le virtuose) fait penser à Baby Driver dans le « squelette » du scénario : un jeune un peu perdu, tentant de se faire une place dans la société, qui va rencontrer un gang avec une offre qu’il ne pourra pas refuser étant données les circonstances. Vient s’ajouter une intrigue centrée sur le son, où chaque plan semble chorégraphié sur une partition musicale. Pourtant, ici, le rythme n’est pas qu’un gadget visuel – il sert à illustrer l’hyperacousie, un concept que je ne connaissais pas avant le film, et qui devient le cœur battant de l’histoire.
Le travail sur le son est tout simplement fascinant : on ne regarde pas seulment Tuner, on l’écoute. Les bruits de fond, amplifiés à l’extrême, deviennent oppressants, tandis que les silences soudains créent une tension palpable. C’est une expérience sensorielle rare, presque invasive, qui rappelle que le cinéma peut être une immersion totale. Le duo Leo Woodall et Dustin Hoffmann est sympathique, même si le premier porte le film à bout de bras avec une intensité qui frise parfois la surjouaison. Leur alchimie fonctionne, surtout dans les scènes où l’humour perce sous la gravité, comme deux faces d’une même pièce. Ruthie (Havana Rose Liu), en revanche, vole la vedette avec une présence à la fois douce et déterminée, prouvant son talent. Quant à Jean Reno… mouais. Son rôle est trop court pour marquer, et son personnage semble réduit à une caricature de mentor mystérieux, loin de ses performances habituelles.
Les moments d’émotion sont bien amenés, notamment dans les scènes où Nikki tente de communiquer malgré son handicap, ou quand la musique devient son seul langage. Mais c’est dans les moments de tension que le film excelle, avec des séquences où le moindre détail sonore peut tout faire basculer. La cigarette, elle, ne sert qu’à souligner l’isolement du personnage – un détail réaliste qui n’apporte rien de plus, mais qui ne détonne pas non plus. Le scénario, bien que relativement classique, évite les écueils grâce à cette originalité sonore et à un final inattendu, qui laisse le spectateur sur une impression mitigée : satisfait, mais avec l’envie de revoir le film pour mieux en saisir les nuances.
En résumé, Tuner est une curiosité cinématographique qui joue avec les sens et les attentes. Il ne révolutionne pas le thriller, mais il le fait avec suffisamment d’audace pour marquer les esprits. Un bon moment, donc, même si l’on reste sur sa faim face à certaines facilités narratives.
Sources : AlloCiné
SensCritique
UniFrance
IMDb
Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.
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