Résumé
Une tragédie frappe une famille syrienne à Alep, déclenchant une réaction en chaîne d’événements dans quatre pays différents impliquant des personnes unies par un lien de parenté, dont une doctoresse et sa fille, un soldat, un passeur, un poète et un capitaine des garde-côtes.
Avis CinéSam (film vu le : 20/07/2026)
Je suis sorti de la salle le cœur lourd, comme après une plongée dans l’humanité la plus brute et la plus fragile à la fois 💔. Le passage (I was a Stranger) est une œuvre coup de poing, une symphonie de destins entrelacés où chaque chapitre – La docteure, Le soldat, Le passeur, Le poète, Le capitaine – résonne comme un écho douloureux de l’Histoire qui ne passe pas. Ce découpage en chapitres, à la fois poétique et implacable, donne à voir la guerre sous tous ses angles, comme si chaque personnage était un fragment d’une même vérité trop souvent ignorée.
Les points de vue différents et destins qui se rejoignent m’ont littéralement scotché au siège, tant la construction narrative est audacieuse et nécessaire. On navigue entre l’héroïsme silencieux et l’horreur quotidienne, avec une justesse qui force l’admiration. Pourtant, le sous-titrage m’a parfois laissé perplexe : le chapitre 2 « The Soldier » est sous-titré « La soldate » alors qu’aucun visage féminin n’apparaît à l’écran ? Une erreur de traduction aussi révélatrice que dérangeante, comme si la guerre effaçait jusqu’aux traces de celles qui la subissent en coulisses 🤔.
Ce film est un choc, oui, mais un choc nécessaire, car il refuse toute mièvrerie pour nous confronter à des images dures, presque insoutenables. Pourtant, derrière cette rudesse se cache une tendresse infinie, celle d’un drame très émouvant où chaque larme, chaque silence, chaque cigarette allumée par Marwan (Omar Sy) – ce tabagisme qui caractérise souvent les « méchants » dans certains films – devient un symbole de résistance et de vulnérabilité. Omar Sy, dans un rôle qui contraste avec ses habituelles incarnations charismatiques, livre une performance bouleversante, presque méconnaissable.
La guerre ne fait que des perdants, et le film le martèle sans jamais tomber dans le mélodrame. Il y a cette scène, en particulier, où un enfant récite un poème devant des ruines fumantes : un moment d’une puissance rare, qui m’a rappelé L’histoire de Souleymane, comme si les deux récits dialoguaient à travers le temps et l’espace. Une résonance qui m’a glacé le sang et réchauffé le cœur en même temps.
J’ai été bouleversé, oui. Pas seulement par l’histoire, mais par la façon dont elle est racontée : sans fard, sans pitié pour le spectateur, mais avec une humanité qui transcende l’écran. Le passage (I was a Stranger) n’est pas un film qu’on regarde, c’est une expérience qu’on subit – et qu’on en sort transformé.
Sources : AlloCiné
SensCritique
UniFrance
Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.
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