Résumé
Vieux couple marié depuis des années, Joan et Larry meurent à une semaine d'intervalle. À leur arrivée dans l’au-delà, ils découvrent que chaque âme doit choisir où - et avec qui - passer l’éternité. Alors qu’ils s’apprêtent à rejoindre leur paradis commun, un fantôme du passé réapparaît : Luke, le premier mari de Joan, mort durant la guerre de Corée, qui l’attend patiemment depuis 67 ans. Joan doit alors faire un choix impossible : le père de ses enfants, avec qui elle a partagé une vie entière, ou son amour passionné de jeunesse.
Avis CinéSam (film vu le : 07/01/2026)
« Eternity » m’a rapidement replongé dans ce mélange de romantisme et d’au-delà qui m’avait marqué dans « Rendez-vous au Paradis » (« Defending Your Life », 1991), avec en plus un petit parfum de la récente série « Upload » (sur Amazon Prime) dans la manière très pragmatique et presque administrative d’organiser la vie après la mort 😇. J’ai vraiment aimé découvrir cette vision de ce que peut être l’au-delà, avec ce Junction qui ressemble à un sas d’éternités possibles, un grand catalogue d’options existentielles (où même un « Smokers World » côtoie d’autres univers sages et moins sages), comme si A24 s’amusait à transformer le paradis en showroom de modes de vie éternels 🚬. Cette variété donne au film une saveur de comédie conceptuelle, légère en surface mais traversée d’une ambiguïté sur les croyances religieuses : rien n’est vraiment nommé, aucun dieu, aucun dogme, juste un système, des règles et des Coordinateurs de l’Au-delà (CA) qui gèrent les flux d’âmes comme des agents de voyage de l’infini, ce qui crée un sentiment étrange entre confort et malaise 🌀.
Cette ambiguïté m’a plu parce qu’elle laisse de la place au spectateur, tout en donnant l’impression que le film n’a « aucun message » clair, qu’il refuse délibérément la grande thèse métaphysique pour privilégier l’expérience intime, le triangle amoureux et les dilemmes sentimentaux 💔. Du coup, je me suis laissé emporter par le film, avec ces petites touches d’humour comme la blague sur les bibliothécaires qui m’a fait sourire – preuve que même dans l’au-delà, les bibliothécaires peuvent aussi avoir de l’humour, et que la mort n’empêche pas les punchlines un peu geek 📚. Les deux CA sont les ressorts comiques du film, toujours en décalage, cabotins juste ce qu’il faut, apportant ce ton A24 très contemporain, entre ironie douce et tendresse pour ces âmes paumées entre deux mondes 😂.
Là où le film me laisse un peu sur ma faim, c’est dans le manque d’explication sur la façon dont la Junction fonctionne concrètement : on voit des hôtels, des buffets, des files d’attente, mais on ne sait jamais vraiment comment tout ça marche avec l’argent, la nourriture, les besoins physiologiques, comme si le film préférait rester dans un flou poétique plutôt que d’assumer pleinement son world-building de science-fiction 🤔. Cette absence de logique détaillée m’a parfois sorti du récit, surtout quand les allers-retours entre les mondes deviennent un peu trop poussifs, avec des règles définies très clairement au départ – délai d’une semaine, choix définitif, menace du Void – et qu’on s’attend logiquement à ce qu’elles soient transgressées, ce qui rend certaines péripéties un peu prévisibles 🔁. En même temps, ce manque de rigueur renforce le côté « vibe » du film, qui se vit davantage comme une rêverie narrative que comme un univers parfaitement cohérent.
Sur le plan émotionnel, j’ai trouvé la comédie romantique vraiment sympa, justement parce qu’elle explore deux directions bien distinctes : la fidélité à une vie partagée jusqu’au bout, et la tentation d’un amour interrompu trop tôt, que l’au-delà offre enfin l’occasion de reprendre là où il s’était brisé ❤️. Le triangle amoureux revisité fonctionne plutôt bien, même si la mécanique reste classique : deux hommes, une femme, un compte à rebours, des rendez-vous dans différents décors d’éternité, et cette impression que, malgré le concept original, le chemin vers l’issue reste un peu tracé à l’avance, dans les codes du genre rom-com ⏳. J’ai ressenti très vite où l’histoire voulait m’emmener, mais le charme du casting, le ton doux-amer et les touches d’humour ont fait que je me suis laissé porter sans résistance.
Au final, même si l’issue m’a semblé un peu prévisible et que certaines transgressions des règles annoncées m’ont paru téléphonées, j’ai passé un bon moment devant « Eternity », agréablement surpris par la manière dont le film parvient à être à la fois léger et mélancolique 🌙. C’est une comédie romantique dont la dimension fantastique reste surtout un décor pour parler de mémoire, de choix et de ce qu’on emporte avec soi quand tout s’arrête, mais elle assume ce positionnement feel good plus que philosophique✨. C’était satisfaisant parce que les deux directions sont vraiment explorées, touchant sans être bouleversant, et suffisamment drôle.
Sources :
Allociné – Fiche et critiques « Eternity » (allocine.fr)
IMDb – Fiche, casting et critiques « Eternity (2025) » (imdb.com)
A24 – Page officielle du film « Eternity » (a24films.com)
Rotten Tomatoes – Page critique « Eternity (2025) » (rottentomatoes.com)
Roger Ebert – Critique du film « Eternity » (rogerebert.com)
Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.
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