Altered

20251 h 27 min
Résumé

Dans un présent alternatif, les humains génétiquement améliorés dominent la société. Les parias Léon et Chloé se battent pour la justice contre des politiciens corrompus exploitant la disparité génétique, risquant tout pour défier le système oppressif.

Métadonnées
Titre Altered
Titre original Altered
Réalisateur Timo Vuorensola
Durée 1 h 27 min
Date de sortie 18 septembre 2025
Pays  Canada Irlande Allemagne États-Unis Kazakhstan
Budget $15 000 000
Recettes $346 774
Site officiel
Détails
Média
Statut Disponible
Images
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Avis CinéSam (film vu le : 31/12/2025)

Altered coche toutes les cases du film de science-fiction dystopique contemporain, mais sans jamais parvenir à dépasser la sensation de déjà-vu qui m’a accompagné du début à la fin 😐. Entre l’eugénisme façon Gattaca, la lutte « riches contre pauvres » et une ville compartimentée par le code génétique, j’ai eu l’impression de voir une synthèse paresseuse de nombreuses œuvres SF plus ambitieuses, sans qu’Altered ne trouve vraiment sa propre voix. Le postulat – des humains génétiquement modifiés qui dominent une société post-catastrophe et relèguent les « normaux » dans les bas-fonds – avait pourtant de quoi me séduire, surtout avec Tom Felton en tête d’affiche, mais le résultat reste pour moi très tiède.

Tom Felton, ici en chaise roulante sur une bonne partie du récit, aurait pu porter le film sur ses épaules, mais son jeu comme celui de plusieurs partenaires m’a paru inégal, parfois mécanique, parfois presque parodique 😕. Le personnage de Leon, mécanicien « spécial » pris dans un système d’eugénisme institutionnalisé, manque d’épaisseur émotionnelle, ce qui rend d’autant plus visibles les faiblesses des dialogues, souvent pauvres et fonctionnels, réduits à expliciter un univers qui reste lui-même assez superficiel. À plusieurs moments, j’ai sincèrement eu l’impression d’assister à une parodie involontaire de dystopie, tant certaines répliques semblent sortir d’un pastiche plutôt que d’un film qui veut être pris au sérieux.

L’intrigue exploite de manière très frontale la fracture entre élite génétiquement « améliorée » et masses reléguées, mais sans jamais pousser vraiment la réflexion sur l’eugénisme au-delà de slogans déjà mille fois entendus 📉. Les grandes lignes du récit sont prévisibles : héros marginal, prise de conscience, rébellion contre des politiciens corrompus et système oppressif, le tout menant à un crescendo attendu, sans véritable surprise dans la structure ni dans les retournements dramatiques. Petit point positif : les plaques de voiture transformées en codes-barres m’ont bien plu, je ne me souviens pas avoir vu cela dans d’autres œuvres de SF.

Les références pop disséminées çà et là – le fameux 42, THX 1138 (et peut-être d’autres qui m’ont échappé) m’ont davantage donné l’impression d’un clin d’œil complice que d’un véritable dialogue avec ces œuvres 😏. Le problème, c’est que ces citations, plutôt que d’enrichir le monde, soulignent à quel point le film peine à se hisser au niveau des modèles qu’il convoque, en recyclant les codes de la dystopie sans apporter de point de vue particulièrement neuf. Même la dimension « héros bricolé », entre exosquelette et pseudo-superhéros, renvoie à des figures connues sans le second degré assumé qui aurait pu justifier ce côté patchwork référentiel.

Visuellement, j’ai quand même apprécié quelques efforts sur les décors et les costumes pour suggérer un futur proche : les souterrains crasseux, l’architecture froide des zones réservées aux améliorés, les interfaces et gadgets donnent un minimum de texture au monde d’Altered 😌. On sent que la direction artistique fait ce qu’elle peut avec des moyens limités, même si certains décors et accessoires sentent la série B fauchée, renforçant ce sentiment de pastiche que j’avais déjà avec le scénario. Les éclairages agressifs et les environnements industriels contribuent à installer un univers cohérent en surface, mais l’ensemble reste trop générique pour marquer durablement la rétine.

Le rythme, lui, m’a paru étonnamment lent pour un film qui se veut à la fois SF et action, et heureusement la durée d’environ 1h25 évite l’ennui total ⏳. Cette lenteur donne parfois l’illusion d’une montée en tension, mais les scènes d’exposition traînent, et l’absence de vraie densité dramatique fait que je voyais les étapes narratives arriver de loin, ce qui accentue l’impression de prévisibilité globale. Malgré quelques éclats de mise en scène plus nerveux, l’ensemble donne davantage le sentiment d’une série de vignettes cousues ensemble que d’un récit solidement architecturé.

Au final, Altered n’a pas été un mauvais moment pour moi, mais certainement pas un bon non plus : un de ces films que l’on regarde sans détester, mais que l’on oublie presque aussitôt 😐. Entre son eugénisme traité sans finesse, sa lutte de classes déjà vue, ses dialogues pauvres, un jeu parfois approximatif et ce ton qui flirte malgré lui avec la parodie, le film ne parvient jamais à transcender son concept pourtant prometteur. Je garde quelques images, deux ou trois idées de mise en scène et une curiosité pour ce que Tom Felton pourrait faire dans une SF mieux écrite, mais Altered restera pour moi une curiosité mineure, loin d’être un indispensable du genre.

Sources : Allociné IMDb Well Go USA Wikipédia

Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.

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