Résumé
Jacky se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation…
Avis CinéSam (film vu le : 23/08/2026)
Ayant vu une bonne partie de la filmographie de Quentin Dupieux, sans avoir encore rattrapé tous ses derniers films — Yannick, Daaali ! et Le Deuxième Acte — j’étais intrigué par Le Vertige. Le film m’a effectivement rappelé Réalité (2014), notamment grâce à la présence d’Alain Chabat et à cette manière de brouiller constamment la frontière entre ce qui est réel, imaginé ou fabriqué. Dans Le Vertige, Jacky tente de convaincre son ami Bruno que l’humanité entière vit dans une simulation. Une idée qui place immédiatement le film entre Les Sims et Matrix, avec des personnages animés aux mouvements volontairement rudimentaires, comme sortis d’un vieux jeu vidéo en 3D.
Comme je l’ai déjà écrit à propos des précédents films du réalisateur, avec Quentin Dupieux, on aime ou on déteste. Ce sont des OFNI — Objets Filmiques Non Identifiés : son univers est très particulier, mais aussi très original. Pour ma part, je regarde souvent ses films par curiosité et par cinéphilie, même lorsque je sais que l’expérience risque de me laisser perplexe 🤷♂️. Le Vertige ne déroge pas à cette règle. Le dispositif est immédiatement amusant, mais il finit aussi par montrer ses limites. L’animation volontairement pauvre constitue un choix cohérent avec le sujet, sans pour autant exploiter toutes les possibilités que ce procédé pouvait offrir.
La réflexion sur la réalité est intéressante, mais elle tourne parfois en rond. Le film cherche à provoquer un véritable vertige pour le spectateur, en multipliant les bugs, les répétitions et les situations absurdes. Pourtant, l’idée paraît parfois plus forte que son développement. La durée courte — 1 h 07 — évite heureusement que l’expérience ne devienne trop pesante, même si je ressens malgré tout un certain essoufflement dans la dernière partie 😐. Alain Chabat et Jonathan Cohen apportent beaucoup par leurs voix, tandis qu’Anaïs Demoustier complète efficacement ce petit théâtre de personnages prisonniers d’une réalité qui leur échappe.
J’ai aussi relevé la parodie des keynotes Apple, avec le produit bidon Reflectus, qui s’intègre bien à la satire de la technologie et de notre fascination pour les interfaces. Le tabagisme inutile m’a davantage laissé dubitatif, surtout que c’est de l’animation : l’effet semble gratuit et ne m’a pas particulièrement convaincu. Le cameo de Mr Oizo, clin d’œil évident à l’autre identité artistique de Quentin Dupieux, amuse surtout par sa dimension méta, tout comme le bêtisier à la fin, qui prolonge le jeu entre tournage réel, animation et fabrication du film.
La fin ajoute encore une couche étrange avec ce message de « fouille de texte interdite / minage de données ». Je n’ai pas la certitude d’en saisir toutes les implications, mais il correspond parfaitement au malaise numérique du film : qui observe qui, qui contrôle la simulation et qui regarde réellement le film ? Le Vertige pose ces questions avec une vraie singularité, mais sans toujours leur donner une portée aussi vertigineuse qu’espérée. Une curiosité cinéphile, donc, originale et parfois drôle, mais qui me laisse finalement assez partagé. 🎬
Cet avis a été écrit avec l’aide de l’intelligence artificielle.
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