The Circle

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– Titre original : The Circle

– Date de sortie : 9 août 2017

– Réalisé par : James Ponsoldt

– Synopsis : Les Etats-Unis, dans un futur proche. Mae est engagée chez The Circle, le groupe de nouvelles technologies et de médias sociaux le plus puissant au monde. Pour elle, c’est une opportunité en or ! Tandis qu’elle prend de plus en plus de responsabilités, le fondateur de l’entreprise, Eamon Bailey, l’encourage à participer à une expérience révolutionnaire qui bouscule les limites de la vie privée, de l’éthique et des libertés individuelles. Désormais, les choix que fait Mae dans le cadre de cette expérience impactent l’avenir de ses amis, de ses proches et de l’humanité tout entière…

 – Avis :  Entre le roman 1984 de G. Orwell (1949) et le film Antitrust (P. Howitt, 2001), The Circle apporte un regard critique sur le développement des technologies qui, sous des prétextes altruistes (avérés pour la plupart), prend de plus en plus le pas sur la vie privée, au détriment de celle-ci et du droit à l’image.L’histoire, adaptée du roman Le Cercle (2013) de Dave Eggers1 , aborde donc la question de l’intrusion de la technologie dans nos vies, ainsi que des secrets que cachent chaque personne.

La technologie à mon avis n’est pas un problème, tant que chaque individu peut garder le contrôle de ses données et agit en connaissance de cause, sans nuire à autrui. Pour moi la technologie est comme un couteau : à la base c’est un outil, mais cela peut aussi devenir une arme si on s’en sert à mauvais escient.

D’un autre côté, on peut aussi se dire que certes la technologie nous apporte du confort, de la facilité et de la sécurité, mais à quel prix ? En sommes-nous bien conscients ?

Quelle portion de vie privée est-on prêt à « sacrifier » en échange de services ? Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) eux, souhaitent tendre vers 100 % de cette portion, afin de collecter un maximum de données qu’ils pourront ensuite stocker, analyser et vendre en échange d’un profit commercial…

A de nombreuses reprises je me suis dit que les exagérations étaient fort poussées, et même s’il s’agit d’une fiction, la réalité n’en n’est pas loin… Pour citer Paul Auster : « la réalité est souvent plus étonnante que la fiction ».

Point de vue des acteurs, je n’ai pas trouvé Emma Watson au meilleur de sa forme ; et l’histoire ne montre pas beaucoup sa manière de penser, pourquoi elle fait ces choix, est-ce qu’elle adhère au Circle par pur conviction, ou pour les bénéfices qu’elle en retire ? On peut le voir de différentes façons. Les autres acteurs n’avaient pas l’air d’en faire davantage… Ils font juste le minimum, sans plus.

Dommage que le film ne montre pas plus en détails ce qu’est « TruYou » et comment la société gagne de l’argent avec cela. Les motivations des dirigeants du Circle ne sont pas non plus montrées explicitement, même si on s’en doute : ils ne pensent pas nécessairement à faire du mal, tout ce qui les intéresse c’est le profit, sous des airs hypocrites de faux philanthropes… D’ailleurs la plupart des éléments de l’intrigue se devinent assez aisément ; en tout cas tout ce que je pensais qui allait se passer est bien arrivé dans l’histoire.

De nombreuses références ponctuent le film, ainsi, selon ma vision des choses Tom Hanks est un ersatz de Steve Jobs -ancien patron d’Apple- tandis que Patton Oswalt (un acteur que je ne connaissais pas et qui a une « gueule » !) est un ersatz du patron de Microsoft, Steve Ballmer. Cela aurait aussi pu être les dirigeants de Google ou Facebook, même si aucune compagnie réellement existante n’est mentionnée dans le long-métrage. D’autres parallélismes avec Antitrust [ATTENTION spoilers! – sélectionner le texte pour le rendre visible…] : l’anecdote des tableaux qui s’adaptent en fonction du visiteur (ici dans l’ascenseur, et dans un couloir de NURV pour Antitrust) ; le fait que Mae Holland (Emma Watson) joue le jeu de ses « ennemis » jusqu’au bout, dans le but de retourner leur arme contre eux et en divulguant leurs comptes cryptés secrets, alors que dans Antitrust c’était bien plus grave…[fin des spoilers!]

La musique, pourtant signée Danny Elfman, n’est pas très marquante mais sied bien aux images.

En conclusion, même s’il a quelques lacunes de scénario, c’est un film utile, pour conscientiser tout le monde à l’utilisation de la technologie et il constitue un thriller tout à fait honnête.

(1) Voir à ce sujet les différences entre le roman et la transposition à l’écran (spoilers !) sur Wikipedia et dans le vlog de Durendal, lien ci-dessous.

– Cotation : 6/10 – Film correct.

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