Dark City

dcDate de sortie : 20 mai 1998 (en France, le film n’est jamais sorti en Belgique)

Réalisé par : Alex Proyas

Cotation : 9/10 – Vraiment très bon film, à recommander.

Synopsis : John Murdoch se réveille dans un bain d’une chambre d’hôtel, n’ayant aucun souvenir. Il s’habille et découvre un cadavre non loin de lui…il s’enfuit et s’aperçoit qu’il est poursuivi. Il entre en contact avec le Dr Schreber, qui dit pouvoir l’aider. Le docteur lui apprend que les « Etrangers » ont des pouvoirs et que tout ceci est leur création, leurs expériences…

Avis : Splendide chef d’oeuvre après « The Crow » (1994), voici un autre film d’Alex Proyas. Je connaissais déjà « Prédictions » (2009) et « I, Robot » (2004), et j’avoue que j’apprécie beaucoup sa vision et ses réalisations. Dans une ville sombre, des personnages vivent une sombre histoire où le psychologique et le philosophique ont leur place, comme souvent dans les oeuvres de science-fiction (SF). Qui sommes-nous ? Qu’est-ce qui fait de nous des humains ? sont autant de questions récurrentes dans la SF. Le film comprend beaucoup de références externes aussi (à mon sens). Bien que Dark City ait été réalisé bien avant, j’ai souvent fait le parallélisme avec « The Matrix » (1999). D’ailleurs certains décors de Dark City ont été réutilisés dans Matrix. Je n’ai pu m’empêcher de remarquer des clins d’oeil à d’autres films, citons par exemple « Freddy » (1984), « il est minuit docteur Schreber » (allusion au film de 1952 – « Dr Schweitzer »), « Cube » (1997)… A côté de ces anecdotes, le réalisateur a réuni plusieurs thématiques de la SF : des aliens, le temps, des machines, les expériences sur les humains, des pouvoirs surnaturels comme la télékinésie, etc. Les acteurs s’en sortent pas trop mal, mais je trouve que certaines scènes font un peu trop « cliché »… Un bon moment à conseiller pour les amateurs de vraie SF, déconseillé cependant aux moins de 16 ans.

Si comme moi vous aimez l’univers de Dark City, une ville imaginaire perdue dans le temps quelque part entre les années ’40 et les années ’70, je vous invite à découvrir les oeuvres de mon ami Stefan, sur le site DeviantArt ou via son livre Diesel City. Il a clairement puisé son inspiration dans ce film, et aussi dans le dieselpunk, steampunk et autres références rétro-futuristes dérivées du cyberpunk.

Lien Allociné

Lien IMDb

2 commentaires à Dark City

  • Stefan

    Merci beaucoup, Sam, pour cette excellente critique et surtout pour faire un parallèle entre mon propre travail et ce film ! Je suis honoré.
    Comme toi, j’ai beaucoup aimé ce film, je l’ai vu de très nombreuses fois et, tu as raison, il a largement influencé ce que je fais, du moins en ce qui concerne Diesel City.
    Il semble que tu aies même apprécié Dark City davantage que moi car, même si je ne m’en lasse pas, je ne suis pourtant pas un fan inconditionnel du film. Certaines scènes, à mon avis, sont simplement ridicules : John Murdoch et le Chef des Etrangers qui se défient du regard façon Godzilla-staring hard, par exemple, ou bien encore la scène finale qui est presque bâclée. Mais bon, le reste est tellement génial que l’on pardonne. On peut aussi regretter que le personnage du Commissaire Bumstead ne soit pas davantage approfondi : là réside toute la complexité et la psychologie du thème entier à mon avis.
    En parlant de psychologie, et même de psychanalyse, le film comporte de nombreuses références à celle-ci en général et à Freud en particulier, dont Schreber était un des patients les plus célèbres, entre autres clins d’oeil. Sont présentes également des références bibliques, mais il incombe à chacun de les reconnaître. Ou pas.
    Merci, quoiqu’il en soit, d’avoir consacré un article à ce chef-d’oeuvre à qui Matrix a injustement fait beaucoup d’ombre.

    réponse
  • Stefan

    Merci beaucoup, Sam, pour cette excellente critique et surtout pour faire un parallèle entre mon propre travail et ce film ! Je suis honoré.
    Comme toi, j’ai beaucoup aimé ce film, je l’ai vu de très nombreuses fois et, tu as raison, il a largement influencé ce que je fais, du moins en ce qui concerne Diesel City.
    Il semble que tu aies même apprécié Dark City davantage que moi car, même si je ne m’en lasse pas, je ne suis pourtant pas un fan inconditionnel du film. Certaines scènes, à mon avis, sont simplement ridicules : John Murdoch et le Chef des Etrangers qui se défient du regard façon Godzilla-staring hard, par exemple, ou bien encore la scène finale qui est presque bâclée. Mais bon, le reste est tellement génial que l’on pardonne. On peut aussi regretter que le personnage du Commissaire Bumstead ne soit pas davantage approfondi : là réside toute la complexité et la psychologie du thème entier à mon avis.
    En parlant de psychologie, et même de psychanalyse, le film comporte de nombreuses références à celle-ci en général et à Freud en particulier, dont Schreber était un des patients les plus célèbres, entre autres clins d’oeil. Sont présentes également des références bibliques, mais il incombe à chacun de les reconnaître. Ou pas.
    Merci, quoiqu’il en soit, d’avoir consacré un article à ce chef-d’oeuvre à qui Matrix a injustement fait beaucoup d’ombre.

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